Dernières infos
Un comité
interministériel du handicap a été créé, le 4 novembre, en Conseil des
ministres afin de renforcer la cohérence interministérielle de la
politique du handicap. Ce comité, qui remplace la délégation interministérielle
aux personnes handicapées, sera présidé
par le Premier ministre et composé des ministres concernés par les
politiques menées en faveur du handicap. Ses travaux seront préparés par un
secrétaire général qui sera nommé prochainement.
Il sera chargé de définir, coordonner et
évaluer les politiques conduites par l'Etat en direction des personnes
handicapées et de renforcer la cohérence interministérielle de la politique du
handicap ;
Il veillera au respect de l'égalité de traitement sur l'ensemble du
territoire et à l'accès aux droits des personnes et de leurs familles ;
Il s'assurera du respect des objectifs pluriannuels des politiques menées
en faveur des personnes handicapées ;
Il préparera la
Conférence nationale du handicap , prévue par la loi du 11
février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la
citoyenneté des personnes handicapées.
La création de ce comité permettra d'optimiser la politique du
handicap et de répondre à l'attente forte des associations représentant les
personnes handicapées.
Dans une déclaration commune
adoptée au terme du Sommet de l'Aquila, les pays du G8 ont décidé de mobiliser
un budget de 20 milliards d'euros
sur trois ans afin de lutter contre la faim dans le monde.
Cette Initiative de L'Aquila sur la sécurité alimentaire est destinée à
assurer le « développement durable de l'agriculture tout restant
déterminés à apporter une aide alimentaire d'urgence adéquate ».
Le G8
s'est déclaré profondément préoccupé par l'aggravation de la faim et de la
pauvreté dans les pays en voie de développement qui touche plus d'un milliard
de personnes, en raison d'un sous-investissement dans l'agriculture et la
sécurité alimentaire, de l'évolution des prix et de la crise économique. Le G8
a également souligné que, si les prix des denrées alimentaires de base ont
baissé depuis leur niveau record de 2008, ils restent historiquement élevés et
instables.
Selon les chiffres du Ministère de l'Ecologie présentés le 30 juin
2009, le nombre de permis de construire de logements neufs en France a diminué
de 32,2% ente mars et mai 2009. Sur un an, de juin 2008 à mai 2009, le nombre
de permis de construire déposé est inférieur de 16,5% par rapport à la période de
juin 2007 à mai 2008.
Par ailleurs, le Ministère de
l'Ecologie a fait état le 17 juin 2009 d'un fléchissement de -2,3% du volume
d'activité du secteur de la construction en 2008, qui a néanmoins continué de
créer 13 000 emplois nets permanents . Les prévisions du Ministère anticipent
une diminution de
-4,6% de l'activité du secteur en 2009, qui pourrait se traduire par une
réduction des effectifs employés dans la construction de 47 000 personnes
soit -3%.
Dans un contexte économique et
financier dégradé, les mesures de
soutien au secteur de la construction adoptées
dans le cadre du Grenelle de l'Environnement et du plan de relance sont à même de limiter le recul de l'activité
de la construction en 2009 , dont en outre :
·
le Grenelle de l'Environnement représentant un
investissement de 300 milliards d'euros
pour le secteur de la construction (205 milliards d'euros pour le bâtiment
et 97 milliards d'euros pour les infrastructures de transports), sur un total
de 440 milliards d'euros pour 2009-2020 ;
·
l'éco-prêt
à taux zéro pour les travaux de rénovation thermique, cumulable avec le
crédit sur le revenu dédié au développement durable, entré en vigueur le 31
mars 2009 ;
·
le « dispositif
Scellier » adopté dans le cadre de la loi de finances rectificative
pour 2008 permettant d'investir dans un logement neuf pour le louer ;
·
le prêt à
taux zéro doublé par le plan de relance ;
·
trois enveloppes d'un montant total de 630 millions d'euros (350 millions
d'euros pour l'ANRU, 200 millions d'euros pour l'Agence nationale de l'Habitat
et 80 millions d'euros pour la modernisation du parc d'hébergement) permettent
d'accélérer les programmes dans le cadre du plan de relance.
Selon les chiffres
définitifs de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière
parus vendredi 19 juin 2009, le nombre
de morts sur la route a diminué de 7,5% en 2008 par rapport à 2007 , passant
à 4275. Le nombre de blessés sur la route diminue sensiblement de 103 201
en 2007 à 93 798 en 2008
Michel BARNIER et Luc CHATEL ont
reçu samedi 13 juin 2009 Jean-Michel LEMETAYER, Président de la FNSEA, et William
VILLENEUVE, Président des Jeunes Agriculteurs.
A cette occasion, les Ministre
ont renouvelé l'engagement du Gouvernement d'assurer les conditions de la transparence dans la formation des prix
des produits alimentaires et de renforcer les contrôles de l'application des
règles en matière de relations commerciales .
Quatre décisions ont été prises en ce sens :
·
Une brigade
de contrôle de la LME
sera créée au sein de la
Direction générale de la concurrence, de la consommation et
de la répression des fraudes
(DGCCRF). Le dispositif comportera un chef de file dans chaque région, un
interlocuteur dans chaque département et les abus seront poursuivis ;
·
Les travaux de l'Observatoire des prix et des
marges seront accélérés. Les prix des produits laitiers, relevés par les
services du Secrétariat d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, seront
analysés par un groupe de travail
spécifique de l'Observatoire des prix et des marges . La publication des
résultats interviendra rapidement et les services de l'Etat réaliseront une
expertise contradictoire et indépendante afin de s'assurer de la validité des
données transmises ;
·
Une réflexion
sera engagée sur l'étiquetage « origine France » des produits
alimentaires , en relation avec la proposition de la Commission européenne
issue du livre vert sur la qualité ;
·
Un bilan
de la LME sera
réalisé d'ici la fin de l'année 2009 , portant notamment sur le respect des
conditions fixées dans la loi pour les négociations commerciales.
Les Ministres réuniront mercredi
17 juin 2009 agriculteurs, industriels, distributeurs et consommateurs afin de
rappeler la détermination du Gouvernement dans l'application loyale de la
LME. Le Gouvernement leur demandera
également de participer pleinement aux travaux relatifs à la transparence sur
les mécanismes de formation des prix dans le cadre de l'Observatoire des prix
et des marges, ainsi que de définir les modalités de suivi des décisions qui
seront prises.
Le Ministre du
Travail, Brice Hortefeux, a annoncé le versement de la prime exceptionnelle
pour les familles modestes, avec des enfants scolarisés de plus de 6 ans,
pour le 9 juin. Elle sera versée par les caisses d'allocations familiales et de
mutualité sociale agricole à 3 millions de familles modestes . Cette
prime constitue une mesure de solidarité et de justice à l'égard des Français
les plus fragiles et, par conséquent, les plus exposés à la crise économique.
A l’issue de la table ronde « radiofréquences,
santé et environnement » qui s’est tenue le 25 mai 2009, Roselyne
BACHELOT, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET et Chantal JOUANO ont retenues dix orientations .
Cette table ronde, née des
inquiétudes exprimées par la population à l’égard des installations de
téléphonie mobile (antennes relais ou téléphones portables), ne visait pas à
réaliser une expertise scientifique mais à ouvrir
un débat associant l’ensemble des acteurs concernés . L’Agence française de
sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset) rendra en effet
son avis sur ces thèmes en septembre
2009.
L’expertise internationale a pu
évoquer la possibilité d’un risque lié à l’utilisation prolongée du téléphone
mobile. En revanche, elle conclut - qu’en l’état actuel des connaissances
scientifiques et compte tenu des faibles niveaux d’exposition autour de ces
installations en comparaison avec ceux des téléphones mobiles- l’hypothèse d’un
risque pour la santé pour les populations vivant à proximité des antennes
relais ne peut être retenue.
Sur le fondement des quatre principes de transparence,
d’attention, de précaution et de concertation, le Gouvernement a retenu 10 orientations parmi celles
proposées par la table ronde :
·
une
information accessible pour le grand public , notamment par la création d’un
portail internet interministériel « radiofréquences, santé,
environnement » ;
·
une information
ciblée en direction des élus locaux ;
·
une prise
en charge adaptée pour les personnes hypersensibles ;
·
une démarche
de précaution pour les citoyens . En outre, l’usage des téléphones portables
par les enfants dans les enceintes primaires sera interdit. Ces mesures
complètent le dispositif prévu par le projet de loi « Grenelle 2 », à
savoir l’interdiction de la publicité en direction des moins de 12 ans, l’obligation
de fournir un kit oreillette et la possibilité pour la ministre chargé de la
santé d’interdire tout terminal radioélectrique à destination des enfants de
moins de 6 ans.
·
un suivi
raisonné des seuils d’exposition . Des modélisations et, si nécessaire, des
expérimentations des conséquences d’une modification des différents
référentiels de seuil seront conduites afin d’en évaluer l’impact sur la
couverture du territoire, la qualité du service et le nombre d’antennes. Selon
le Gouvernement, une révision des seuils réglementaires n’est pas justifiée
d’un point de vue sanitaire en l’état actuel des connaissances.
·
une rénovation
du dispositif de contrôle des expositions , notamment par l’élaboration par
l’Agence nationale des fréquences (ANFr) d’un protocole de mesure modifié et
plus lisible. L’ANFr verra ses missions renforcées pour devenir une
« agence de sécurité des fréquences » ;
·
la possibilité
de contrôle individuel des expositions ;
·
une expérimentation
sur la concertation et l’information locale , d’ici l’automne 2009. Il
s’agit notamment d’élaborer un nouveau dossier type à transmettre par les
opérateurs aux maires moins de 3 mois avant le début des travaux d’implantation
d’une antenne et d’expérimenter des schémas prévisionnels de déploiement des
antennes élaborés au niveau des agglomérations de communes et validés par le
préfet ;
Le premier comité national de suivi du plan de relance pour la rénovation urbaine ,
présidé par Gérard HAMEL, s’est tenu le 12 mai 2009 en présence de Patrick
DEVEDJIAN, Fadela AMARA et Pierre SALLENAVE, directeur général de l’Agence
nationale de la rénovation urbaine (ANRU).
·
Ce comité national, qui associe les partenaires
présents en comité d’engagement de l’ANRU, les préfets, les élus et les acteurs
de terrain concernés, a permis de dresser les premiers éléments du bilan :
-
le budget
spécifique plan de relance « rénovation urbaine » de 350 millions
d’euros générera 4 milliards d’euros de
travaux dans le BTP d’ici la fin de l’année 2009 ;
-
181 millions d’euros de subventions ont été attribués
en Ile-de-France et 169 millions d’euros en régions ;
-
72% des crédits ont été affectés sur les quartiers
populaires ;
-
les 350 millions d’euros du plan de relance permettront
notamment de réaliser 12 000 constructions de logements sociaux,
23 000 réhabilitations, 20 000 résidentialisations, 160 opérations
d’aménagement et 100 équipements publics.
·
Ce budget plan de relance « rénovation
urbaine » permet d’accélérer le
programme national de rénovation urbaine (PNRU) .
Lancé en 2003 et géré par l’ANRU,
le PNRU vise à rénover les quartiers situés en zones urbaines sensibles (ZUS).
Il bénéficie d’un financement de 12 milliards d’euros sur 8 ans qui génèrent 40
milliards d’euros de travaux.
Via le financement supplémentaire
dédié à la rénovation urbaine dans le plan de relance, l’ANRU pourra anticiper en 2009 des travaux programmés
pour les années suivantes et relancer des projets qui étaient bloqués ou
qui avaient été revus à la baisse en raison de motifs financiers.
Michel BARNIER a rendu public le
20 mai 2009 un plan d’action
« agriculture et biodiversité » , enrichi à l’issue du
Grenelle de l’environnement, des Assises de l’agriculture et du bilan de santé
de la PAC.
·
Ce plan fait partie des 10 plans d’action
sectoriels de la stratégie nationale
pour la biodiversité . Adoptée en 2004 et présentée dans sa forme actualisée
par Jean-Louis BORLOO lors du Conseil des ministres du 20 mai 2009, cette
stratégie a pour objectif d’enrayer l’érosion de la biodiversité d’ici 2010.
·
Le plan
d’action « agriculture et biodiversité » , centré sur les enjeux
du changement climatique et la préservation des continuités écologiques, a été
élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs de l’agriculture de l’environnement
et de la société civile. Il se décline en 40 mesures regroupées en 5 axes majeurs :
-
la prise en
compte de la biodiversité dans les démarc hes
territoriales . Il s’agit notamment de contribuer à la mise en place de la
« trame verte et bleue » afin de restaurer les continuités
écologiques et de maîtriser l’artificialisation des espaces agricoles,
forestiers et naturels ;
-
la généralisation
des pratiques agricoles favorables à la biodiversité . A titre d’exemple, un
module « biodiversité » devrait être intégré à la certification
environnementale des exploitations ;
-
la protection et
le renforcement de la diversité des ressources génétiques pour l’agriculture et
l’alimentation . Le plan vise en outre l’utilisation durable des ressources
zoogénétiques et l’encouragement de la culture des variétés anciennes locales
ou des races domestiques à faibles effectifs ;
-
le suivi de
l’évolution de la biodiversité en milieu rural en lien avec les pratiques
agricoles . L’objectif est notamment de mettre en place un observatoire de
l’évolution de la biodiversité ;
-
le renforcement
de la sensibilisation et les compétences des acteurs de la filière , de
l’enseignement, de la recherche et de l’encadrement agricole. Un des objectifs
est l’animation d’un réseau national « agriculture et biodiversité »
associant les exploitations agricoles des établissements de formation.
Un comité de pilotage associant l’ensemble des acteurs concernés sera
chargé de suivre la mise en œuvre des actions prévues sur la période 2009-2010.
L’arrêté qui devrait rendre obligatoire à partir du 1er
janvier 2010 l’annonce des tarifs en début d’appel d’un numéro surtaxé, annoncé
par M. Luc CHATEL mardi 12 mai 2009, devrait être publié « avant l’été »,
à l’issue d’une consultation du Conseil national de la consommation.
Selon le Secrétariat d’Etat
chargé de l’industrie et de la consommation, cette annonce devrait être de 10
secondes environ, gratuite et suivie d’un signal sonore qui annoncera la mise
en place de ce tarif surtaxé. Ces numéros surtaxés représentent un chiffr e
d’affaires de 2 milliards d’euros par an, soit environ 40 euros par an et
par utilisateur.
Par ailleurs, le Secrétariat d’Etat a d’une part demandé aux opérateurs
d’intégrer dans leurs forfaits les
numéros verts (0800) et les numéros azur à tarif local (0810). D’autre
part, il travaille à la rédaction d’un code
de déontologie destiné à mettre en adéquation le service offert et le tarif
appliqué pour chaque numéro surtaxé.
Les jardins
d'éveil en expérimentation . La secrétaire
d'État chargée de la famille, Nadine Morano, devait lancer le 11 mai
officiellement un appel à candidatures pour la création à titre expérimental de
jardins d'éveil. Le 30 avril dernier, à l'occasion de la signature de la
nouvelle convention d'objectifs et de gestion avec la caisse nationale
d'allocations familiales (Cnaf), elle avait annoncé la création de 8000 jardins
d'éveil, structures d'accueil destinées aux enfants de 2-3 ans, d'ici 2012.
Objectif : faciliter la transition entre la crèche et l'école maternelle
tout en réduisant les coûts. Ces
structures seraient moins coûteuses que les crèches : le coût de
fonctionnement d'une place de crèche est de 13.000 euros par an, celui d'un
jardin d'éveil est de 7.500 euros grâce à un taux d'encadrement plus
réduit (un adulte pour 8 à 12 enfants).
Pour une
meilleure information des familles sur les modes de garde : le site www.mon-enfant.fr . La caisse
nationale d'allocations familiales (Cnaf) ont mis en place un nouveau site
internet, www.mon-enfant.fr , afin
d'informer et d'orienter les familles et les professionnels de l'enfance et de
la jeunesse sur les différents modes de garde et les aider à trouver une
solution adaptée. Le site internet vise à aider à simuler le coût de la
participation des familles pour l'accueil d'un enfant et de réaliser une
première estimation.
Prime exceptionnelle en faveur
des familles modestes. Le décret n° 2009-480 du 28 avril 2009 qui accorde
une prime exceptionnelle de 150 euros pour les familles modestes et qui sera
versée en juin aux bénéficiaires de l'allocation de rentrée scolaire (ARS), a
été publié au Journal officiel . Les caisses d'allocations familiales (CAF) et
les caisses de mutualité sociale agricole (MSA) sont chargées du versement de
cette prime.
Jean-Louis BORLOO a présenté
jeudi 30 avril 2009, en présence de M. Dominique BUSSEREAU, de Mme Fadela AMARA
et des élus concernés, 50 projets de
transports urbains durables hors Ile-de-France.
Ces projets ont été identifiés
dans le cadre d'un appel à projet lancé en octobre 2008. Cette démarche se
place dans le prolongement du Grenelle de l'Environnement qui promeut le
développement d'une mobilité urbaine
durable , axée sur la réduction des pollutions liées aux transports et la
facilitation des déplacements.
Le projet de loi de programme de
mise en œuvre du Grenelle de l'environnement prévoit en effet de porter de 329 km à 1800 km les transports
collectifs en site propre dans un délai de 15 ans pour un investissement de 18 milliards d'euros .
A ce titre, le premier appel à
projets concerne 36 agglomérations
urbaines et traduit un effort de 800
millions d'euros de l'Etat de 2009 à 2011.
Il s'agit de projets de lignes
nouvelles ou d'extension de lignes concernant notamment l'extension de lignes
de métro à Marseille et Lyon, des projets de nouvelles lignes et d'extension de
lignes de tramway dans de grandes métropoles régionales, ainsi que des projets
de bus à haut niveau de service.
Ceci représente 215 km de tramway et 150 km de bus à haut
niveau de service qui seront mis en service dans les prochaines années.
Cet engagement de l'Etat repose
sur trois objectifs . D'une part, il
participe du renforcement des transports collectifs et à l'objectif de report
modal. D'autre part, il contribue au désenclavement des quartiers sensibles
dans le cadre de la Dynamique Espoir
Banlieues. Enfin, il contribue à la relance économique et à l'emploi, puisque
les travaux des ces projets seront engagés dans les 2 ans.
Point sur l'épidémie de grippe
A (H1N1). La grippe A (H1N1) d'origine porcine, qui a démarré au Mexique
début avril, a désormais atteint le statut d'épidémie. Elle touche environ 16 pays,
dont la France
qui compte quatre cas confirmés. La
France est actuellement en niveau 5A du plan national de
lutte contre la pandémie grippale. Un certain nombre de mesures ont été mises
en place afin de limiter la propagation du virus :
Ø
Conformément au niveau
5A du plan de lutte contre l'épidémie, il est prévu le prépositionnement sur
l'ensemble du territoire national des stocks
de masques et d'antiviraux au cas où ils seraient nécessaires, la mise en
place d'une cellule opérationnelle de coordination dans chaque département et
le lancement d'une campagne nationale de
communication grand public à partir du 5 mai.
Ø
Des mesures particulières ont été prises le 3
mai dernier pour les enfants âgés de
moins de 1 an , qui ne peuvent être
traités par antiviraux et notamment 7 jours de suspension d'activité pour
les professionnels au contact d'enfants de moins de 1 an qui reviennent du
Mexique.
Ø
À partir du 5 mai, tous les vols arrivant à Paris en provenance du Mexique seront
dirigés vers une zone dédiée à Roissy-Charles-de-Gaulle,
totalement isolée du reste de l'aéroport .
Toutes les personnes qui travaillent dans les zones aéroportuaires au contact
des voyageurs de retour du Mexique bénéficient d'une information sur les gestes
« barrières » de prévention et sont dotés de masques.
CONDITIONS DE TRAVAIL : INSTALLATION DU CONSEIL D'ORIENTATION
Brice HORTEFEUX, ministre du
Travail, a installé le 30 avril 2009 le COCT
(Conseil d'orientation sur les
conditions de travail ), chargé d'assurer
une bonne articulation avec les priorités de la branche AT/MP (Accidents
du Travail/Maladies Professionnelles) de la Sécurité Sociale
et les résultats de la négociation sur la médecine du travail .
Cette instance présidée par le
ministre du Travail et un vice-président (chargé de mission à l'Inspection
Générale des Affaires Sociales), est composée de 50 membres représentant les partenaires sociaux (16), les administrations
(11), les organismes de prévention (9) ainsi que 11 personnalités qualifiées.
Le COCT disposera :
-
d'un secrétaire
général (de l'Inspection Générale des Affaires Sociales),
-
d'un comité
permanent ,
-
d'un observatoire
de la pénibilité ,
-
d'une commission
générale chargée de rendre des avis sur les projets de loi ou décrets qui
lui seront soumis,
de 6 commissions spécialisées
(orientations transversales, questions internationales, études et
recherche ; prévention des risques pour la santé au travail (risques
physiques, chimiques, biologiques) ; équipements et lieux de
travail ; pathologies professionnelles ; acteurs locaux de la
prévention en entreprise ; questions relatives aux activités agricoles.
Le projet
de loi sur la réforme du crédit à la consommation a été présenté en
Conseil des Ministres le 22 avril 2009. Par ce texte, La Ministre de l'Economie,
de l'Industrie et de l'Emploi, Mme Christine Lagarde, et le Haut Commissaire
aux Solidarités actives contre la pauvreté et Haut Commissaire à la Jeunesse, M. Martin Hirsch, ont souhaité
garantir une distribution responsable du crédit à la consommation et
améliorer la prévention du surendettement . Cette réforme prend en compte
les mesures inscrites dans la directive européenne concernant les contrats de
crédit aux consommateurs.
Les
principales mesures du texte prévoient l'encadrement de la publicité des
crédits à la consommation, un amortissement obligatoire du capital pour tous
les types de crédits, l'obligation pour le prêteur de vérifier la solvabilité
de l'emprunteur, l'encadrement de la carte de fidélité en interdisant les
promotions accordées sous condition d'utilisation d'un crédit . Par
ailleurs, il raccourcit les durées d'inscription au Fichier des Incidents de
remboursement de Crédit aux Particuliers (FICP) et accélère les procédures de
surendettement en délivrant davantage de pouvoir aux commissions de
surendettement.
■ Augmentation de la consommation des ménages en
mars 2009
La
consommation des ménages en produits manufacturés a augmenté de 1,1 % en mars
2009. Contrairement à la baisse de 0,6 % constatée au dernier trimestre
2008, le 1er trimestre 2009 connaît une augmentation de 0,4 %.
Cet indicateur
confirme la résistance de la consommation des ménages face à la crise et permet
d'espérer, selon la Ministre
de l'Economie, de l'Industrie et de l'Emploi, Mme Christine Lagarde, une
reprise d'activité à moyen terme dans de bonnes conditions.
Cette
progression de la consommation conforte la politique du Gouvernement sur le
plan de relance : une relance par l'investissement, tout en soutenant les
ménages les plus fragilisés.
Lors du Conseil des ministres du
22 avril 2009, M.
Michel BARNIER, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche, a présenté une
communication relative au développement
d'une agriculture durable et responsable .
L'agriculture, secteur majeur de
l'économie française, est confrontée à de multiples enjeux, notamment
l'augmentation de la demande alimentaire, la protection de l'environnement, de
la santé et de la biodiversité ainsi que la création d'emplois. Ces enjeux
impliquent de définir un nouveau modèle de développement de l'agriculture, à la
fois plus performant et plus respectueux de l'environnement.
A ce titre, un plan « Objectif Terres 2020 »
a été lancé à l'initiative du Président de la République. Il
comprend soixante mesures de nature à favoriser une agriculture durable et prévoit notamment de :
- fixer des objectifs et des
indicateurs de suivi pour le développement d'une agriculture qui respecte
l'environnement ;
- mettre en exergue les avancées
concrètes en particulier dans le domaine de la diminution de l'usage des
phytosanitaires, de développement de l'agriculture biologique et d'amélioration
de la performance énergétique.
Les mesures décidées dans le
cadre du bilan de santé de la PAC pour 2010 participent
de ce nouveau mode de développement et ouvre des perspectives pour l'échéance
de 2013.
Dans ce contexte, les orientations de la PAC de 2013 seront
préparées d'ici la fin de l'année 2009 et s'articuleront autour de plusieurs
axes essentiels :
- le renouvellement de la
préférence communautaire ;
- la mise en œuvre du partenariat
mondial pour l'agriculture et l'alimentation ;
- l'institution d'instruments de
gestion de marché qui
responsabiliseront davantage les agriculteurs et les filières, grâce à des
filets de sécurité européens et de nouveaux outils assurantiels contre les
aléas climatiques ;
- le maintien de l'activité
agricole par l'intermédiaire de soutiens différenciés ;
- le soutien au développement des
systèmes de production durable.
Par ailleurs, un projet de loi de modernisation de
l'agriculture et de l'agroalimentaire devrait être déposé au Parlement
avant la fin de l'année. Il aura notamment pour objectif de renforcer l'organisation économique du
secteur agricole, de favoriser la gestion des aléas économiques, climatiques et
sanitaires et de valoriser davantage les nouveaux débouchés de cette filière.
Le bilan de la sécurité routière de mars 2009 a été
présenté par Jean-Louis BORLOO le 10 avril 2009 :
§
le nombre de personnes tuées est en
diminution de 18,8% avec 295 décès en mars 2009 contre 362 en mars 2008 .
Ce net recul
s'accompagne d'une diminution de 10% du nombre de tués sur l'ensemble du
premier trimestre 2009 par rapport à 2008. C'est
la plus importante baisse enregistrée sur cette durée depuis 2006.
Le
mois de mars 2009 correspond à un équivalent annuel de 4 306 tuées, légèrement
supérieur à la moyenne en brut de l'année 2008 (4 274), mais nettement
inférieur à celui de février 2009 (5 045).
§
le nombre de blessés a également enregistré
une forte diminution de 14,1% en mars 2009 avec 6329 blessés contre 7370 en
mars 2008.
·
Le G20 est un grand succès : un
succès en matière financière, mais surtout un grand succès contre les centres
financiers off-shore et les paradis fiscaux.
·
Grâce
à la détermination franco-allemande , et à l'implication personnelle
du Président de la République sur ce dossier, la liste reprise par le
G20, ou plutôt les listes, signifient à terme la fin du secret bancaire que
ces territoires opposaient aux administrations fiscales : c'est un
événement historique .
·
La
liste noire des paradis fiscaux établie par l'OCDE en 2000 a été un échec :
elle ne visait que 3 pays, n'a eu aucun effet pour inciter les pays à tenir
leurs promesses et aucune portée
concrète. Au contraire, aujourd'hui, les pays qui figurent sur la liste « grise » se sont engagés à signer au moins 12 conventions fiscales permettant
l'échange d'information et levant le secret bancaire . Grâce à cette liste, il n'y aura plus d'échappatoire :
lorsque l'administration fiscale aura besoin d'informations, dans le cadre d'un
contrôle, les Etats qui figurent sur la
liste « grise » seront obligés de les lui communiquer.
·
Le G20 a aussi acté un suivi de cette liste « grise » : il ne
suffit plus aujourd'hui de proclamer que l'on va coopérer mais il faut signer
des accords. Ce processus va pousser les
Etats à respecter leurs promesses, contrairement à ce qui s'est passé au
début des années 2000.
·
Enfin,
un arsenal de mesures de rétorsion sera mis en place :
ü au niveau
international :
par la poursuivre d'une politique conventionnelle exigeante grâce
notamment à la boite à outils de l'OCDE qui propose par exemple de dénoncer les
conventions fiscales qui n'auraient pas été revues en y incluant une clause de
levée du secret bancaire.
ü au niveau
français : par des mesures fiscales de rétorsion
qui seront proposées dans la loi de finances de fin d'année.
La
conférence franco-allemande, présidée par Eric WOERTH, qui se tiendra à Berlin le 23 juin prochain
fera un premier point sur le respect des engagements des pays qui figurent
aujourd'hui sur la liste « grise » et permettra de jeter les bases
d'une action coordonnée s'agissant des mesures de rétorsion.
·
Quand aux
contribuables
qui ont transféré illégalement des fonds dans les paradis fiscaux, ils vont
pouvoir être localisés. Il ne sera pas
question de leur accorder une amnistie fiscale : ces contribuables devront
acquitter l'impôt éludé, les intérêts de retard et d'éventuelles pénalités qui
peuvent aller jusqu'à 80% des sommes dissimulées. Pour autant, les services fiscaux moduleront en fonction
de la "bonne foi " des
contribuables les pénalités sur les sommes rapatriées des paradis fiscaux.
Quant aux non-résidents ou expatriés qui souhaitent de réinstaller en France,
un nouveau service est mis en place, le
Service d'accueil des non-résidents (SANR), qui sera l'interlocuteur unique
chargé de répondre à leurs questions sur les conditions fiscales de leur
retour.
I. La position de la France, c'est : NON à
l'adhésion de la Turquie,
OUI au partenariat privilégié.
L'ouverture de deux chapitres, le 19 décembre 2008, n'est pas synonyme
d'une prochaine adhésion de la
Turquie à l'Union européenne :
* Quels chapitres sont en discussion ? La liberté de circulation des capitaux (chapitre
4) et la société de l'information et les médias (chapitre 10). Il s'agit
de chapitres mineurs, non
déterminants pour l'adhésion.
* Au contraire, la France a bloqué
l'ouverture de 5 chapitres , qui conduiraient directement à l'adhésion (politique économique et monétaire (la
monnaie unique) , l'agriculture et le
développement rural, la politique régionale et la coordination des instruments
structurels, les dispositions budgétaires et financières, et les institutions).
II. La réforme constitutionnelle de 2008 ne
signifie pas l'abandon du référendum à l'entrée de la Turquie dans l'Union
européenne
La réforme constitutionnelle du
28 février 2005 rendait obligatoire un referendum pour l'adhésion de tout pays,
après celle prochaine de la
Croatie.
Nicolas SARKOZY a fait adopter par
le Congrès du Parlement une réforme constitutionnelle de modernisation des
institutions de la Ve
République, le 21 juillet 2008 : le référendum reste la règle , mais le Président de la République peut décider
de soumettre l'adhésion d'un nouveau
pays au Parlement convoqué en Congrès, qui doit l'adopter à la majorité des
trois cinquièmes.
Jamais l'Assemblée nationale, le Sénat et le Président de la République ne
considéreront que l'on peut se passer d'un référendum sur l'entrée de la Turquie, compte tenu de
l'importance et la particularité de ce pays.
Le projet de
loi relatif à l'adoption s'articule autour de trois axes majeurs :
§
Le premier objectif est d'améliorer la résolution des situations de délaissement parental .
-
Dans le cadre de la procédure de
déclaration judiciaire d'abandon , la famille d'accueil de l'enfant et les
services d'aide sociale peuvent aujourd'hui saisir le tribunal de grande
instance (TGI) pour qu'il constate l'abandon de l'enfant.
Le
projet de loi propose de permettre au
parquet de saisir le TGI afin d'accélérer les procédures d'acquisition du
statut protecteur de pupille de l'Etat. Ce statut peut permettre à l'enfant, si
c'est dans son intérêt, de bénéficier d'un projet d'adoption.
-
Par ailleurs, le service de l'aide sociale à l'enfance devra se prononcer chaque
année sur l'existence d'un désintérêt manifeste des parents, et ce au sein du
rapport qu'il réalise sur la situation de l'enfant placé en dehors de son
domicile familial.
§
Le deuxième objectif est de renforcer le suivi des agréments pour l'adoption . Le projet
de loi prévoit que les personnes titulaires d'un agrément pour adopter un
enfant devront confirmer chaque année
leur projet d'adoption .
§
Le dernier objectif est d'améliorer les conditions de l'Agence française
de l'adoption (AFA) dans son rôle d'opérateur public pour l'adoption
internationale :
- l'AFA pourra
désormais intervenir dans tous les pays ,
y compris ceux qui ne sont pas parties à la Convention de la Haye de 1993 sur la
protection de l'enfant et la coopération en matière d'adoption internationale ;
- les pays prioritaires d'implantation de
l'AFA seront inscrits dans la stratégie française
pour l'adoption internationale définie par le Ministère des Affaires étrangères
et européennes ;
- elle pourra
également financer des microprojets de
coopération sur son budget propre de manière à contribuer à la protection
de l'enfance dans le pays où elle intervient ;
- l'obligation de conseil de l'AFA à l'égard de
ses usagers sera renforcée, afin de mieux orienter les candidats à
l'adoption vers les pays où leur projet d'adoption a le plus de chance
d'aboutir.
Il s'agit d'une offre nouvelle de la SNCF qui complète
le dispositif de la carte famille nombreuse en réponse à une demande du
Président de la
République.
§
Conditions : Les bénéficiaires de la
carte enfant-famille sont les familles comportant un ou deux enfants âgés de
moins de 18 ans dont les ressources annuelles ne dépassent pas les
plafonds de l'allocation de rentrée scolaire . Cela correspond à 22 321
euros pour les familles avec un enfant et 27 472 euros pour celles
comprenant deux enfants.
§
Avantage : Cette carte permet
d'obtenir des réductions allant jusqu'à
50% avec 25% garantis sur les trains à réservation obligatoire de la
SNCF. Elle est disponible aux guichets SNCF
sur présentation d'une attestation de droit.
§
Nombre de bénéficiaires : 3 millions de familles sont
potentiellement éligibles à cette carte. Cela représente environ 9,3 millions
de personnes dont 4,5 millions d'enfants.
§
Objectif : Cette carte
enfant-famille doit faciliter l'usage du
train comme mode de transport et participe donc de la politique de
développement durable.
Lors du Conseil des ministres du
25 mars 2009, M.
BARNIER, Ministre de l'Agriculture et de la Pêche a présenté une ordonnance relative à la création de l'Agence de services et de
paiement et de l'Etablissement national des produits de l'agriculture et de la
mer (FranceAgriMer).
La création de ces organismes
répond à deux décisions du Conseil des modernisations des politiques
publiques.
§
L'Agence
de services et de paiement :
-
elle regroupera les compétences de l'Agence unique de
paiement (AUP) et du Centre national pour l'Aménagement des structures des
exploitations agricoles (CNASEA) ;
-
elle constituera un interlocuteur unique pour les agriculteurs en matière de gestion et
de paiement de la majorité des aides communautaires directes versées au titre
du premier pilier de la PAC
et des mesures de développement rural versées au titre du deuxième pilier de la PAC ;
-
elle interviendra également dans le traitement des
aides en matière d'emploi.
§
L'Etablissement
national des produits de l'agriculture et de la mer ou FranceAgriMer :
-
il fusionnera
l'ensemble des offices agricoles (exception faite de l'Office de
développement de l'économie agricole dans les DOM) en un seul
établissement ;
-
l'objectif est de permettre une plus grande cohérence
dans l'orientation et le soutien aux filières, de renforcer leur suivi
économique et d'accroître la réactivité dans la gestion des crises.
Cette double réforme a pour objet
une simplification de l'organisation
administrative de ces établissements et leur adaptation aux évolutions de la
PAC et de la
Politique commune de la pêche en cours et à venir.
L'INSEE vient de publier un document sur la place de l'automobile dans notre Région.
Quelques infos:
Fin 2006, 22.800 salariés, soit 10% de la population active travaille sur l'un des 7 sites
Renault Douai
Française de Mécanique à Douvrin
Sevelnord à Saint-Amand
Toyota à Onnaing
MCA à Maubeuge
PSA à Valenciennes
STA à Ruitz
à cela s'ajoute :
5.400 emplois chez 600 fournisseurs régionaux, représentant 12% du nombre total de salariés
3.400 emplois dans 50 établissements très dépendants de la filière automobile
1.300 emplois indirects dans d'autres établissements
Ces chiffres justifient l'attention exceptionnelle du Gouvernement sur les métiers de l'automobile et derrière ces chiffres, il y a des familles.
Aussi, comme député, avec les pouvoirs publics, avec Luc CHATEL au nom du Gouvernement, je suis totalement impliqué dans le plan de sauvetage de la filière automobile.
Régime général, alignés et Fonction
publique
Dans une lettre adressée aux différents régimes de retraites concernés
(général, alignés et Fonction Publique), Brice HORTEFEUX, ministre du Travail,
des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville et Eric
WOERTH, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique ont confirmé une revalorisation des
pensions de retraite de 1 % à compter du 1er avril . Les
pensions de retraite de base seront ainsi revalorisées
de 1,3 % en moyenne annuelle .
Depuis l'année 2003, la
revalorisation des pensions de retraite s'effectuait en janvier et conformément
au rapport économique et financier annexé au projet de loi de finances de
l'année, et en fonction de l'évolution prévisionnelle des prix pour l'année (N),
corrigée si nécessaire, et de la révision de la prévision de l'inflation de
l'année (N-1).
A compter de 2009, conformément à la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, les éléments
à prendre en compte sont :
- l'évolution prévisionnelle en moyenne annuelle des prix à la consommation
hors tabac pour l'année (selon la
Commission économique de la Nation). Celle-ci réunie le 17 mars dernier a
fixé ce taux à + 0,4 % pour 2009,
alors que l'inflation prévue pour 2009 était de 2 % à la préparation de la LFSS ;
- un ajustement entre l'inflation réalisée en 2008 (2,8 % ) et celle initialement prévue (1,6
% ), soit un écart de + 1,2 % ;
- une révision à la baisse de 0,6 point correspondant à la correction liée à la revalorisation
exceptionnelle de + 0,8 % de septembre dernier.
Revalorisation
du minimum vieillesse :
Outre le fait que le minimum vieillesse sera revalorisé de 25
% d'ici 2012 qui bénéficiera à
400 000 de Français, celui-ci sera
revalorisé dès le 1er avril prochain de 6,9 %, soit une augmentation de 44 euros (de 633 à 677
euros). Un décret devrait être publié prochainement.
A noter la création pour 2009 d'un minimum de pension pour les retraités du
régime agricole (230 000 retraités et veuves).
Pensions
de réversion des veuves
Le Gouvernement a annoncé
également une augmentation de 11 % dès
2010 et en une seule fois des pensions de réversion des 600 000 veuves les
plus modestes (taux de réversion porté à 60 %).
1.
Un principe clair : la justice
La
politique du Gouvernement est guidée par un principe de justice à l'égard des millions de Français qui ont travaillé toute leur
vie et qui, à l'heure de la retraite, aspirent à pouvoir vivre dignement.
C'est
ainsi qu'en septembre 2008, nous avons revalorisé, de manière anticipée, les
pensions de 15 millions de retraités de 0,8%. Une nouvelle augmentation
interviendra en avril, au vu de l'inflation.
2. Trois
mesures structurelles permettront de remédier aux situations de pauvreté que connaissent certains retraités
Première
mesure : L'augmentation du « minimum
vieillesse » de 25%, d'ici à 2012 pour
les personnes seules conformément à
l'engagement du Président de la
République.
Comme le prévoit la loi de
financement de la sécurité sociale pour 2009, la première étape de
l'augmentation du minimum vieillesse sera mise en œuvre dès le 1er
avril. Très concrètement, le minium vieillesse augmentera de 44 euros par mois,
en passant de 633 à 677 euros (+6,9%). Cette mesure sans précédent bénéficiera
à 400 000 de nos concitoyens.
Deuxième
mesure : L'augmentation des pensions de reversion de
11%
Cette
mesure, applicable au 1er janvier 2010, concernera les pensions de
réversion des 600 000 veuves et veufs les plus modestes. Cette mesure
représente un effort de 200 millions d'euros par an.
Troisième
mesure : La création d'un minimum de pension pour
les exploitants agricoles retraités et leurs veuves.
Nous
avons voulu prendre en compte la situation des exploitants agricoles retraités
et de leurs veuves, en créant un minimum de pension, garanti à tous les assurés
les plus modestes ayant cotisé au moins 22 ans et demi. Cette mesure,
applicable depuis le 1er février, concerne 230 000 personnes.
3. Au-delà,
de nombreux Français à la retraite bénéficieront des mesures exceptionnelles décidées
par le Gouvernement pour aider les classes moyennes ayant des revenus modestes
à faire face à la crise.
L'allègement de l'impôt sur le revenu pour
les classes moyennes à revenu modeste avec la suppression des deux acomptes
restant à acquitter au titre de 2008 : plus de 6 millions de ménages sont
concernés ;
200 euros de bons d'achats de services à la
personne versés cet été à 660 000 personnes âgées dépendantes qui vivent à
domicile .
Un accord a été trouvé par les ministres européens des finances tendant à
consacrer le droit des pays membres à accorder, s'ils le souhaitent et de façon
permanente, un taux réduit de la TVA dans les secteurs à forte capacité de main
d'œuvre, comme celui de la
restauration. Il appartiendra aux Etats membres de fixer le
taux de TVA applicable à ces services et à ces produits.
Le Président de la
République qui avait pris l'engagement de faire aboutir cette
promesse va convoquer, d'ici la fin du mois d'avril 2009, les états généraux
de la restauration visant à fixer les contreparties en termes d'emplois, de
salaires, d'investissements et de prix. Le montant de cette baisse de la TVA sera fonction des
engagements qui seront pris par la profession.
Le Gouvernement a annoncé la baisse des tarifs du gaz pour les particuliers, d'environ 10% au 1er avril 2009.Cette baisse correspond à une baisse du prix du pétrole (le prix du gaz naturel est indexé sur les cours des produits pétroliers) et des matières premières. Les cours du baril de pétrole a, en effet, chuté de 70% s'établissant à près de 47 dollars le baril contre près de 150 dollars en juillet dernier.
Il convient de noter que la fixation des tarifs est déterminée par l'Etat, après avis de la Commission de régulation de l'énergie (autorité indépendante), selon une formule qui prend en compte les prix du pétrole, le cours du dollar, les coûts d'acheminement, de stockage et de commercialisation.
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